Ce travail a été réalisé en février 2004, dans les mêmes lieux que les panoramiques urbains, six mois plus tard, en plein hiver, en négatif couleur.
Mais l'abord en est différent. Il s'agit plus là, comme l'indique le titre, de se laisser happer par des rencontres étranges et fugaces avec un tas de sable, une cabane de chantier, des palettes de bordures de trottoir, de cables en cuivre, de tuyaux en plastiques jaunes ou rouges, de local électrique, de goudron noir fraichement coulé, et de terres ou de sable aux couleurs jaune ou ocre, chaudes, intenses et chatoyantes, survivances et devenirs d'un lieu revenu à un état primal et transitoire, une espèce d'infra-ruine ou/et de pré-architecture. Un regard sur la matière et la couleur.
Ces quelques photographies se veulent donc, elles aussi, comme les paysages urbains, non seulement traces, comme toute photographie, mais aussi rêveries ; des vanités, en quelque sorte.
A vous de les découvrir, et de voir si elles trouvent une résonnance au fin fond de vous.
Voir également les séries "Panoramiques Urbains" et "Vues de chantier" réalisées dans les mêmes lieux.