De Paris-Montparnasse
à Saint-Quentin-en-Yvelines
ou le voyage quotidien
Pour cette série, j'ai décidé de vous présenter ces photographies en très grande quantitée (161!). Vous pouvez ainsi les faire "défiler" en cliquant sur "suivant" sans bouger votre souris ou les voir individuellement en cliquant sur chaque vignette.
En effet certaines de ces images peuvent exister par elles mêmes, individuellement, mais toutes ne prennent vraiment leur sens - et la raison d'être de ce travail ne se fait - qu'en étant confronté à celles qui la précede ou la suivent. Nous nous retrouvons ainsi à
mi-chemin entre la photographie et le photogramme.
Les transitions d'une photographie à l'autre sont parfois violentes ou parfois très progressives. Présentées ainsi, elles tentent de transcrire ces pics émotionnels éprouvés au moment du voyage/trajet et du saisissement des paysages et des moments traversés. Parfois, ce n'est que succession prévisible d'immeubles, de maisons agglutinées les unes aux autres, de verdure ; et à d'autres moments, au contraire, le paysage se fait étonnant par sa lumière, par une vue embrassante sur une vallée, un bâtiment industriel sortant de l'ordinaire, ou même seulement une vue fugace et éphémère éclairée si merveilleusement à ce moment-là sur une maison, un pont riveté franchissant une rue, ou un talus d'herbes jaunes à l'abord d'une station. Ou bien encore, c'est le choc physique et mental du souffle de la rencontre d'un autre train venant en sens inverse, la rencontre avec un catener à ce moment-là et à cet endroit...
Ainsi, ce trajet quotidien, emprunté par de nombreuses personnes, et que j'ai moi-même emprunté quotidiennement à une époque se transforme en expérience.